dimanche 16 avril 2017

Le Mont Saint Eloi

Bonjour mes petits padawans de la cuisine. Joyeuses fêtes de Pâques. Comment allez-vous?  Très bien, je vous le souhaite. Nous allons très bien et aujourd'hui pas de recette mais je tenais à vous faire découvrir l'un de mes endroits préférés du Pas de Calais, le Mont Saint Eloi, j'y suis allée de très nombreuses fois, et je dois avouer que ce lieu me manque ici en Bretagne.




Sur une colline dominant Arras, les deux tours mutilées de Mont Saint-Eloi témoignent à la fois de la grandeur d’une abbaye qui rayonna sur tout l’Artois,  et de la violence des combats de la Grande Guerre dans ce secteur.



Créée, selon la légende, au VII° siècle par saint Vindicien, un disciple de saint Eloi, l’abbaye connaît son apogée matérielle et spirituelle au Moyen-âge. A la Révolution, son église est transformée en carrière. Seuls les tours de pierre blanche et le porche de la façade occidentale sont sauvegardés.







A partir de 1914, ces tours servent de postes d’observation aux troupes françaises qui surveillent les Allemands installés sur les collines de Lorette et Vimy. Comme l’ennemi déclenche le feu à chaque mouvement des soldats français, ces derniers cherchent l’espion avant de découvrir que les Allemands se fient en réalité à l’envol des oiseaux qui nichent sur l’édifice.


En 1915, la canonnade écorne le dernier étage des tours, ramenées de 53 à 44 mètres de haut. Elles seront classées monuments historiques en 1921. Suite à leur acquisition par le Conseil Général du Pas-de-Calais en 2004, d’importants et indispensables travaux de consolidation y ont été entrepris. Car ces ruines constituent une sorte de monument « vivant », à la fois illustration des malheurs de la guerre et appel à la paix.




Début 1916,  l’armée britannique relève les troupes françaises dans le secteur. Dans le cimetière du hameau d’Ecoivres, au pied de la colline, ces dernière ont ouvert un carré militaire pour inhumer 786 de leurs morts, notamment ceux des combats de 1915. Si la voie ferrée toute proche permet d’acheminer le ravitaillement sur les zones de combats, elle est également utilisée pour en ramener les hommes qui y sont tombés. C’est ce qui explique l’organisation si particulière de l’Ecoivres Military Cemetery : depuis le carré français en direction de la Croix du Sacrifice, les soldats, majoritairement britanniques et canadiens, y ont été inhumés de façon chronologique. Aux soldats de la 46th (North Midland) Division qui ont assuré la relève en mars 1916, succèdent ainsi les hommes de la 25th Division qui ont subi l’attaque allemande au pied de Vimy en mai 1916, puis ceux de la 47th London Division tombés entre juillet et octobre 1916 et enfin les Canadiens qui ont péri lors de leurs assauts sur la crête de Vimy en avril 1917.


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